Avec toi

En vers ou en prose !
Avatar de l’utilisateur
Mr Strangeweather
Pie volage
Messages : 123
Inscription : 30 avril 2016, 21:11

Avec toi

Message par Mr Strangeweather »

Avec toi,
J’aimerais voyager au rythme des secondes
Dans un siège en osier, sur un dos d’éléphant,
De son pas mesuré me délecter du monde
En me laissant bercer dans tes bras insouciants.

Parcourant ton pays d’une allure trainante,
J’en boirais tout le suc à tes lèvres charmeuses,
J’en goûterais le sel aux voltes entrainantes
D’un derviche envahi d’une folie fiévreuse.

En guise de cornac il nous faut un poète
Qui nous dirait un lieu, inaccessible au temps,
Où il nous mènera par des routes secrètes
Sur les rives d’un lac, dans un pavillon blanc.

Nous nous y aimerons dans des coussins de plume
Aux dernières rougeurs d’un soleil amusé,
Et le matin venu, les pieds nus dans la brume,
Je crierai le bonheur des instants partagés
Avec toi.
They are driven by a strange desire, unseen by the human eye.

Avatar de l’utilisateur
Dona
Grand condor
Messages : 1893
Inscription : 04 janvier 2016, 21:45

Re: Avec toi

Message par Dona »

Mr Strangeweather a écrit :Avec toi,
J’aimerais voyager au rythme des secondes
Dans un siège en osier, sur un dos d’éléphant,
De son pas mesuré me délecter du monde
En me laissant bercer dans tes bras insouciants.

Parcourant ton pays d’une allure trainante,
J’en boirais tout le suc à tes lèvres charmeuses,
J’en goûterais le sel aux voltes entrainantes
D’un derviche envahi d’une folie fiévreuse.

En guise de cornac il nous faut un poète
Qui nous dirait un lieu, inaccessible au temps,
Où il nous mènera par des routes secrètes
Sur les rives d’un lac, dans un pavillon blanc.

Nous nous y aimerons dans des coussins de plume
Aux dernières rougeurs d’un soleil amusé,
Et le matin venu, les pieds nus dans la brume,
Je crierai le bonheur des instants partagés
Avec toi.

C'est un poème très accompli, j'entends par là que les rimes se répondent parfaitement et que les vers sont métriquement identiques. Mais ce n'est pas le plus important. La plus forte impression réside dans le voyage que l'on fait sur le dos de l'éléphant. Dès ce premier mot, on voit le "pays" dont il est question. Son "pavillon blanc", bien que plus modeste, évoque pour moi le "Taj Mahal".

C'est une délicieuse lecture ! Merci pour le partage. :)

Avatar de l’utilisateur
Montparnasse
Administrateur
Messages : 4013
Inscription : 04 janvier 2016, 18:20
Localisation : Balaruc-les-Bains (34)
Contact :

Re: Avec toi

Message par Montparnasse »

Très beau poème, il allie la beauté de la forme et du rythme à la beauté plastique des mots et de la musique.

Ses accents orientaux m'en rappellent un autre, en prose maladroite, que j'ai écrit, il y a plus d'un an :

Aubade

Si j'avais été un homme, je t'aurais faite reine ;
Tes yeux n'auraient jamais connu de larmes ;
J'aurais soufflé sur les soucis et les nuées
Pour qu'ils traversent le ciel sans effleurer ton front.

Oui, j'aurais aimé fondre mon âme dans la tienne,
Ma belle et douce amie ;
Mais le plus grand des poètes nous le dit,
Ce désir est singulier,
Parce que, rêvé par tous les hommes,
Il n'a été réalisé par aucun.

Ma gentille camarade,
Tu es fine et souple comme un lys,
Ta peau a la douceur de la soie
Et la couleur très orientale de ton pays ;
Ton sourire est un croissant de perles,
Et tes prunelles, deux charbons,
Baignant dans un nuage de lait.

Tes cheveux noirs brillent comme du jais ;
Souples et denses, retenus délicatement,
Ils retombent lourdement derrière tes épaules.

Ton air canaille me fait sourire ;
Viens donc te coucher près de moi.
Oh, je serai sage, vraiment.
— Tous les garçons disent ça
mais ils mentent, ces fripons !
Oh, mais tu le sais, dis-moi,
Que je ne suis pas un garçon.
— Oui ! Oui ! Alors, je viens !
Quand les Shadoks sont tombés sur Terre, ils se sont cassés. C'est pour cette raison qu'ils ont commencé à pondre des œufs.

Répondre