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Re: Musique

Publié : 30 mars 2016, 22:17
par Dona
Tu nous mets l'eau à la bouche ! :mrgreen:

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 10:45
par Montparnasse
C'est une toute petite chose. Je l'ai écrit pour "reprendre mon souffle" :mrgreen: Je ne comptais même pas le garder, et puis...

La Fuite de la lune

J'ai appris, il y a peu, que la lune s'éloignait de la terre, imperceptiblement ; que le jour terrestre s'allongeait, que l'effet des marées en serait, à terme, diminué, et que l'angle de précession de notre planète pourrait augmenter considérablement ce qui bouleverserait les saisons !
Tout ceci est fâcheux mais ce qui m'inquiète encore plus, c'est que les amoureux ne puissent plus épancher leur âme sous l'œil argenté de la lune, sous ce vague rocher constellé d'anneaux de fiançailles ; que notre vague à l'âme disparaisse à jamais, qu'il s'évanouisse dans le ciel noir et glacé en suivant dans sa fuite notre satellite.
Que deviendrons-nous sans cet ami bienveillant qui verse en abondance le poison et l'ivresse dans le cœur brouillé de tous les lunatiques ?

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 10:50
par Montparnasse
J'ai repris la citation de Stendhal que nous avait proposé Loustic dans le jeu. C'est devenu l'incipit de mon poème maudit, disponible à la demande.

Le M......t

« Si je trouve le dieu des chrétiens, je suis perdu : c'est un despote et comme tel, il est rempli d'idées de vengeance ; Sa Bible ne parle que de punition atroce. Je ne l'ai jamais aimé ; je n'ai même jamais voulu croire qu'on l'aimât sincèrement. » (Stendhal)

...

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 17:51
par Dona
Montparnasse a écrit :C'est une toute petite chose. Je l'ai écrit pour "reprendre mon souffle" :mrgreen: Je ne comptais même pas le garder, et puis...

La Fuite de la lune

Que deviendrons-nous sans cet ami bienveillant qui verse en abondance le poison et l'ivresse dans le coeur brouillé de tous les lunatiques ?

J'aime beaucoup cette petite chose :) et la chute est très réussie !

Mais pourquoi pas de mise en vers cette fois-ci ?

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 17:54
par Montparnasse
Mais pourquoi pas de mise en vers cette fois-ci ?
Pour changer ! :)

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 17:56
par Dona
Montparnasse a écrit :
Mais pourquoi pas de mise en vers cette fois-ci ?
Pour changer ! :)

Du coup, ça donne une certaine fluidité bien agréable. C'est bien pour un texte court.

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 17:57
par Dona
Dona a écrit :
Montparnasse a écrit :
Mais pourquoi pas de mise en vers cette fois-ci ?
Pour changer ! :)

Du coup, ça donne une certaine fluidité bien agréable. C'est bien pour un texte court; c'est intéressant le glissement entre le discours scientifique et les commentaires poétiques sur les amoureux.:)

Re: Musique

Publié : 31 mars 2016, 22:53
par Montparnasse
Merci ! Finalement, c'est surtout une question de présentation. Je ne l'ai fait que deux fois (pour Solitude et La Fuite de la lune).

Re: Musique

Publié : 06 avril 2016, 17:19
par Montparnasse
"Paysages" a retrouvé son étoile : Sigma Orionis. Qui a dit que je suis un indécis ?

Re: Musique

Publié : 07 avril 2016, 10:03
par Montparnasse
Dans un globe de cristal

Dans une pièce à l'atmosphère feutrée,
Où des tentures de velours pourpres
Recouvraient luxueusement chaque mur,
Se trouvait, posé sur un guéridon,
Un imposant globe de cristal.

Un parfum capiteux envahissait ces lieux
Pour y perdre, peut-être, les âmes
De ceux qui s'en seraient approchées.

Ma pensée, éprise de solitude,
Avait conçu que j'étais ici le seul témoin.
L'insouciante société ayant, pour un temps,
Abandonné mon être à sa contemplation.

Prenant place devant la table ronde
Je coulais mon œil sur le globe bleuté.

En son centre, une jeune étoile s'était mise à briller.
Elle inondait de sa clarté tapageuse,
Un système planétaire qui était recouvert par la glace
Et se nimbait sous les rayons dorés.

Il me sembla entendre le chant pur et glacé
D'enjôleuses divinités (ou de femmes-poissons) ;
Je les voyais, cherchant à séduire
L'âme fine du redoutable Ulysse,
Que d'insoucieux compagnons avaient déjà entravé.

Autour de moi d'autres étoiles apparaissaient,
Toutes enveloppées d'un nuage de gaz mordoré ;
Elles propulsaient dans l'espace, leur excédent de matière,
Sous la forme de somptueux jets stellaires.

Ces rayons, d'une lumineuse blancheur,
S'étendaient à une distance considérable de leurs sources,
Comme deux torchères, brûlant dans des directions opposées,
Le cœur ultime de la création.

L'orbite des planètes se dérégla soudain,
Et je vis ces astres, projetés en dehors
Du plan habituel de leurs révolutions,
Converger vers le foyer de l'étoile commune ;

Impassible, elle attendait la fin inexorable de ces mondes.
Tel un cannibale affamé,
Elle était prête à se nourrir de ses propres enfants !